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La deuxième solution consiste à coller au moyen d'un petit chalumeau un centimètre de cire gaufrée au milieu de la partie inférieure de la latte supérieure du cadre. Les abeilles édifieront parfaitement le rayon à partir de cette amorce.
C'est une profonde erreur de croire que la cire coûte aux abeilles. La plupart des livres qui abordent ce sujet disent qu'un kilo de cire sécrété par les abeilles nécessite dix kilos de miel. La production de celle-ci va de paire avec la récolte du nectar et le développement du couvain (élevage). Nos ancêtres apiculteurs ne disaient-ils pas que la cire est la sueur des abeilles ? Symboliquement, c'est vrai !

La troisième méthode serait d'introduire entre deux cadres de couvain, un troisième vide et armé à une distance entre axe de 36 %, les abeilles bâtiront juste au centre de celui-ci.
Nous ne pouvons plus utiliser de cire gaufrée provenant de la refonte des rayons. Conscient du danger que représentaient les produits chimiques utilisés dans le traitement de la maladie, j'ai toujours utilisé ces méthodes.

Lors de la réunion au Ministère de l'Agriculture pour préparer la lutte organisée contre varroa destructor fin des années 1980, j'avais préconisé l'emploi d'un seul ticket d'apistant et, ce en décembre pendant seulement une semaine car à ce moment, il y a absence d'élevage. La population est réduite à 50 % par rapport au mois d'août. Ce ticket pouvait être utilisé pendant trois ans. Le traitement aurait coûté six fois moins, il n'y aurait pas eu d'accoutumance du parasite au produit et la pollution des cires aurait été inexistante. Ma proposition ayant été rejetée, j'ai dit à l'assemblée :« Nos ruches en crèveront avant 15 ans ».

Quant à ce qui me concerne, ce que je préconise ici, je l'applique depuis l'apparition de varroa, tandis que mes ruches sont situées en pluricultures intensives où on utilise le gaucho en quantité.
Noël MICHEL
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